Evènement le plus mémorable du mois de juin, un week-end où l'on a pu voire s'enchaîner la fête de la musique avec ce mémorable regroupement post-apocalyptique de chevelus en tout genre.
La fête de la musique ne me laisse pas grands souvenirs appart la prestation du Syndrome du Pouïk durant laquelle tous les futurs pèlerins du métal étaient réunis, sur scène ou dans le public accompagnés par deux caniches en peluche. Séparation entre 2h30 et 3h du matin pour un repos bien mérité chez Amé, pour un levé à 6h. Ca promet, c'est moi qui prends le volant pour nous rendre sur notre lieu de culte ( enfin plutôt KVLT pour certains ... ). Lendemain matin, en retard comme d'hab' ( qui me connaît sait que la ponctualité n'est pas ma qualité principale ) on retrouve Cécile et Mush sur le pied de guerre n'ayant pas dormis, car tout le monde le sait, le meilleur moyen de se lever à l'heure c'est de ne pas se coucher! Elles ont passé la nuit avec des potes de nos historiens préférés, découvrant ainsi le maintenant culte Baboulinet, doublure fantasque de Vin Diesel. Accueillies par un « Vous êtes en retard, alors on nous dit oui, vous allez encore pas être prêtes et au final on vous attend! » nous nous chargeons du bardas des filles, que nous traînons tant bien que mal jusqu'à Poupette, qui nous attend bien sagement mais déjà aussi pleine que n'importe lequel d'entre nous à la fin d'une soirée! Qu'à cela ne tienne! On va tasser, compacter et coller les derniers trucs sous les pieds des filles à l'arrière et on en filera une partie à Dougy dont la douglasmobile doit être moins pleine que ma petite Colt... Ce sont des mâles pas besoins de fringues de rechange pour eux ils doivent voyager à vide!
Après un coup de speed pour pas être trop en retard, arrivée à 8h05 ( pour 8h... pas mal?! ) sur le parking du RU où Dougy nous attend déjà, mais les autres ne sont pas encore arrivés, comme quoi ça sert à rien d'être ponctuelle! Bon au bout de dix minutes sous la pluie, les voilà, Flo nous lance un vague « ma colloc s'est enfermée dans la salle de bain pendant une demi-heure » nous prenons enfin la route avec notre super convoi de deux voitures... Qui fût séparé très vite puisque, pour changer je me suis plantée de route. Arrêt à la première station service... plein, téléphone « z'êtes où? Ah merde on est dans le sens opposé... Suivre Angers, OK à plus tard » Merci Cécile de cet appel salvateur! Bon, première sortie, demi-tour direction Angers! L'ambiance se calme dans Poupette, plus tard coup de fil des mecs, rendez-vous au Leclerc de La Flèche, c'est parti! Cécile se lance dans des imitations de Baboulinet à tout bout de champ, provoquant des crises de rires dans la voiture. Une dizaine de minutes plus tard on retrouve notre petit groupe bien reconnaissable dans la galerie du centre commercial, des cornes de diable arborées pour l'occasion, nous partons faire nos courses avec notre caddie communiste, pour finir avec:
- mayo
- chips barbecue
- chips nature X 2
- Grimbergen X 20
- Heineken X 20
- Pelforth Blonde X 20
- cidre X 2
- eau de source éco + X 6
- papier toilette Lutin Malin X 6
- concombre
- tomates grappes
- 4 tranches de blanc de dinde
- sandwich jambon emmental
- saucisse sèche droite éco +
- céleri rémoulade éco +
- taboulé oriental éco +
- pat' salade surimi crudités
- pain X 4
- camembert éco + X 2
- Leerdammer X 7 tranches
Bah oui faut bien se nourrir, surtout à 8 même si nous allons nous abreuver de nourriture musicale, nos petits estomacs ne comprendraient pas...
Le problème suivant est de savoir où nous allions entasser nos volumineuses courses, au final, les mecs ont la bouffe et nous la bière, normal! Nous voici repartis pour une longue route jusqu'à Clisson secouées de fous rire dès que nos confrères de pèlerinage sortent leur sacro-sainte relique, un drapeau français piqué lors de l'une de leurs nombreuses pérégrinations, pas fière, Cécile brandit elle aussi nos couleurs sous la forme d'un soutien-gorge noir, qui trône ensuite tous le voyage accroché aux deux pare-soleil, créant l'hébétude des nombreux automobilistes croisés sur les rond-point tout au long du chemin.
Après un joli aquaplaning et une tentative d'accident sur ma voiture de la part d'un p'tit con en 205 qui en plus à voulu gueuler alors qu'il était en tord, nous voilà face à des paysages que Cécile, seule et unique personne de la voiture à connaître Clisson, reconnait, victoire, allions nous crier! Mais non, nous voilà, arrêtés, sur la route, à attendre on ne sait quoi... au bout d'une bonne heure, raz le bol, tout le monde sort des voitures, binouzes, discutions, et même un mec qui vient « c'est vous qui écoutiez Korpiklaani? » Surprise « Bah oui... » « je peux t'emprunter le CD deux minutes mes potes connaissent pas et je voudrais leur faire écouter 'Beer, Beer' » Pour cultiver des âmes incultes ma réponse fût sans attente « bien sûr ». Et pourquoi pas enchaîner avec du Didier Super! Oh oui! Je fais aussi découvrir aux impies le monumental Nargaroth « Black metal ist krieg », réflexion de Malcolm, « Mais, c'est nul! », fou rire monumental, évidement que c'est nul mais vous trouvez pas ça énorme vous?
Moteurs coupés on pousse les voitures pour les faire avancer de 10 mètres en 10 mètres, on mange un peu on entend des « quelque un a pris la moitié de tomate » suivi d'un « bah oui c'est moi, tu me la même inondée de mayo! ». Les mecs font la connaissance d'un groupe d'espagnols très sympas avec qui ils discutent musique, Tonio, le huitième larron va même faire le tour des voitures du coin pour leur faire une liste de groupes de métal français. Dougy s'éclate avec sa corne du supporter, en s'écriant « Ouais, c'est génial, génial! » face à nos nouveaux amis ibériques hilares. Une fille très belle se pointe et nous explique qu'il y aurait une panne de courant sur le site et qu'aucun concert n'a débuté mais que le fest n'était pas sur d'être maintenu vu les conditions météo, bah oui évidement on subit averse sur averse, mais bon si le fest est maintenu, on loupe moins de trucs que ce qu'on redoutait! Le dieu du Rock garde jusque là son poil bienfaisant sur nous! Yeah! Nous voilà en vue d'un rond point et la colonne s'ébranle, on redémarre! Enfin! Tout ça pour quoi? Des flics qui voulaient contrôler tous les véhicules, ils avaient pas fini! Ils ont donc compris la naïveté de leur action, et ont capitulé nous laissant tous passer. Plus on avance et plus nous croisons de chevelus à pied, voilà sept heures que notre périple a commencé chez Amé. Je suis morte. Arrivés devant l'entrée on nous dit que le parking est inondé et qu'il va nous falloir nous garer à l'arrache là où on peut... Génial! Ca c'est du piment dans un pèlerinage! Un quart d'heure plus tard, Poupette est garée, sans même un créneau ( le pied! ), devant chez une gentille vieille dame qui nous plaint à cause du temps et s'étonne de ne voire que des filles... Une fois détrompée elle a déclaré le mémorable « Ah bah je suis rassurée, ces jeunes hommes vont vous réchauffer la nuit! » Euh... pour certains peut-être, pas pour tous en tout cas! ( comme nous le découvrirons plus tard, que du lundi au vendredi, de 8h à 18h )
Chargés comme des bourriques ( je suis une Nane de bât, ne l'oublions pas! ), nous partons en direction de l'espace « où y'a des gens » pour chercher un endroit où camper à l'arrache, puisque le camping était lui aussi inondé...au bout de quelques hésitations, nous jetons notre dévolu sur un champ qui commence déjà a être envahis de tente, nous nous installons en compagnie de voisins sympa avec qui nous échangeons quelques mots. Une installation fort rapide pour Amé, qui en hellfesteuse de base possède une tente deux secondes, plus difficile pour la tente de Malcolm et Tonio et carrément prise de tête pour la belle tente spacieuse de Mush, le problème principale, c'est que l'auvent empiète sur la tente des garçons et que l'entrée se trouve à l'extérieur de notre « cercle patatoïde » formé avec nos voisins, tant pis, Dougy, Flo et moi partons chercher les voitures, pour les embourber au pied des tentes. Après avoir négocié avec la fille à l'entrée et aidé une anglaise qui voulait savoir si le temps serait aussi pourrit tout le week-end ( bah...ouais... Telle fût ma réponse), nous repartons jusqu'aux voitures sûrs de pouvoir les faire rentrer, les deux hommes, Flo et Dougy m'ayant distancé lors de ma discussion avec notre camarade britannique, Dougy s'arrête pour que je monte sur le retour suivi de loin par Flo et Poupette. De retour au camp, on s'agite pour s'installer quand une femme qui aurait pu être ma prof de Géo à Montesquieu, nous offre gracieusement du PQ éco + que nous acceptons volontiers malgré notre Lutin Malin, vue la boue, on peut se permettre un excédent de papier toilette pour nettoyer les chaussures! Au bout d'une bonne heure, on se décide à décoller pour rejoindre « l'enceinte » du festival, le but ultime de notre pèlerinage, la route sensée nous lavée de nos pêchés est boueuse, au milieu des vignes, mais un chevelu n'a pas peur de la boue, même si à cet instant on faisait encore un peu attention à où l'on posait nos petits petons encore noirs...
On rejoint la route, enfin un sol solide sous nos pieds, on finit nos bières, on passe sous le petit pont déjà bien tagué et nous découvrons la marée humaine aux portes du site, au dessus duquel on peut lire sur une croix noire « Enter the gates of rough rocks », très evil tout ça! Nous cherchons des yeux les catholiques intégristes tant espérés venus prier pour que le festival n'ai pas lieu mais ils ne sont pas là. Dommage j'aurais aimé voir de quoi ça à l'air dans la boue un catholique...Par contre beaucoup de gens bourrés dorment dans la boue...Amé et moi allons nous renseigner sur le comment de l'entrée auprès d'une fille à un guichet qui en a visiblement marre qu'on vienne la faire chier...Au final on sait où aller, les pass 3 jours à gauche de la croix, yeah! Moins drôle la fille devant nous avec ses potes, déjà complètement saoule qui se vautre dans la boue, même sa culotte est marron, elle ne verra jamais la fin du festival... Au bout de quelques minutes mes pieds cognent dans une épave de bouteille, enfin un repère familier, du Pol Rémy! Décidément je les aime ces métalleux, Cécile se marre, Mush me sors « on se sent tout de suite chez soi ».
Malcolm, Flo, Dougy et Tonio se lancent dans un de leurs jeux favoris, scander les noms de gens connus les plus débiles possibles et les gens autours ce prennent au jeu, et on entend très vite beugler des « Dalida », « Frankie Vincent », « 2 B 3 » et autres rebus de nos greniers, je lance parfois moi aussi des noms dont je devrais avoir honte qu'ils me viennent à l'idée comme Claude François ou C Jérôme... Bien entendu, Cécile tente de promouvoir son cher Baboulinet et scande elle aussi son nom, et sa tirade préférée qui va avec...Pour plus de détail, adressez vous à elle.
Les pèlerins s'impatientent et commencent à gueuler des « Laissez-nous rentrer bande de cons! » et à chaque fois que la foule braille, on en laisse rentrer une vingtaine, histoire que ça avance...
Nous voici enfin « in the death row » le couloir de la mort... en fait entre deux barrières qui délimitent les queues de métalleux qui déferlent sur le site, contrôle des sacs, fouille au corps pour les hommes (pas nous yeah! Pas de Robert à te tâter le gras!) vérification des pass et pose du bracelet dans les formes, un petit n½ud et à nous trois jours de métal, de chevelus et de bonheur suprême! C'est Chimaira qui joue sur la Main Stage et Amé et moi devons courir pour suivre ces hommes avides de musique, mais courir dans la boue c'est pas le pied... Résultat deux disparues, Cécile et Delphine que nous ne reverrons pas de la journée. On se met rapidement dans l'ambiance, l'adrénaline et l'excitation monte, ça y est, on est au hellfest bordel! Après leur show, la troupe se sépare et je pars avec Tonio, Malcolm et Flo vers l'extrême market pour baver et faire quelques emplettes. Il pleut (encore ) et l'entrée du gymnase dans lequel ce tient ce supermarché du hard était soumise à restriction, pas plus d'entrées que de sorties, nous avons donc du patienter sous la pluie et le vent que les inconscients qui souhaitaient sortir le fassent.
Une fois à l'intérieur la vrai nature de mes compagnons se révéle à moi, ils seraient nés filles, ils auraient dévalisé les magasins de fringues aussi avidement qu'ils ont écumé les vendeurs de Cds, à tel point que Malcolm dû faire appel à mon âme généreuse ( bah comme tout pèlerin qui se mérite) pour financer sa quête du Evil Grâal, Flo s'est déniché un album collector d'Anorexia Nervosa dédicacé par les membres du groupe ( 16 ¤, une perle! ), et pour changer, on a perdu Tonio. Au bout d'une longue errance sous cet espace couvert, nous décidons de sortir pour laisser notre place à d'autres, il ne pleut plus et nous allons voire la fin de Hatebreed de loin et la pluie retombe de plus belle. Le prochain concert sur la Main Stage est Machine Head, tant pis pour Brutal Truth, on va rester là pour attendre et avoir de bonnes places. Nos chaussures sont marrons, enfin elles sont couvertes de boue, tout comme le bas de mon pantalon, chaque pas est un effort, et nous devons user de maintes acrobaties pour ne pas perdre une chaussure « morte pour le Hellfest ». L'heure de Machine Head approche les gens s'agglutinent autour de nous, plus les balances avancent plus les gens beuglent, poussent des cris de métalleux, trépignent. Mes acolytes prennent part à ces vociférations avec allégresse se permettant d'exhiber des cornes du diables à l'extrémité de leurs membres supérieurs brandis vers le ciel gris et dégoulinant d'eau. Je tente un appel vers nos égarées, pas la peine d'essayer d'appeler Uto, avec son portable alcoolo, pas de risque qu'elle réponde, donc coup de fil à Mush, miracle, elle décroche « C'est Nane, vous êtes où? ... Au Leclerc...Mais qu'est-ce que vous foutez au Leclerc?! On est devant la scène principale, sur la droite, si vous voulez nous rejoindre... » fin de la discussion, rapport des nouvelles aux autres, tous assez mal à l'aise, elles ont quitté le fest sans même essayer de nous trouver, ni de tailler leur propre route dans notre temple, mais après tout elles font ce qu'elles veulent! Amé et Dougy nous rejoignent mais de loin seulement, parce qu'ils ne veulent pas se risquer dans la foule compacte des grands chevelus, et grands, il le sont c'est fou comme on peu se sentir petite d'un coup... Le concert commence, oh oui que c'est bon, et c'est parti pour une bonne heure d'aérobic, on lève les bras on tend les doigts, on saute, on secoue la tête, sur scène ça se déchaîne torrents de sueur et d'eau de pluie, dans le publique c'est la loi du plus fort pour avoir une bonne place, un mec va passer le concert à me coller, tenter de me passer devant, il m'arrache les cheveux se frotte contre moi me donne des coups de coudes, beurk! Les mecs de Machine Head finissent de jouer en nous laissant vraiment enthousiastes face à leur prestation, quelques mots échangés sur ce que nous venons de voire, encore un peu perdus face à tant d'émerveillement, mais aussi quelques mots sur ce sale type, l'air grave, les mecs me lancent « Un mot de toi et on le butait », ils sont vraiment adorables! Pas de temps à perdre, il nous faut aller voire Enslaved, Malcolm, Flo et Tonio s'y précipitent, pour ma part je les ai déjà vu, mais ils n'avaient pas été aussi bon que ce que l'on espérait avec ma grosse blonde, donc bon Dougy, Amé et moi restons en retrait, et là quelle surprise, un show de Black digne de ce nom, même au-delà de toute espérance, Isa, la meilleure qu'ils aient dans leur répertoire explose littéralement! Un vrai bonheur, un flux d'énergie incroyable est dégagé par le groupe, mémorable, même si au milieu du concert, l'ex d'Amé pointe son nez et commence à nous faire une scène, Dougy resté avec moi observe le tout d'un ½il inquiet, je le rassure, y'a pas de risque que ça recommence! J'observe de loin au cas ou ça dégénèrerait, mais non, Amé nous rejoint. Ensuite il y a Slayer, un monument que notre trio de feignasse décide de regarder de sous les arbres, les autres se jettent dans la fausse aux lions, on discute, on regarde, on se tâte pour le prochain concert, Cannibal Corpse.
Retour de l'ex d'Amé qui fonce sur nous et bouscule le couple « Mais il est pas bien, quel con! » sont les seuls mots que j'arrive à sortir sous la stupeur. Le show de Slayer continue imperturbable, Dougy nous sort « Mais si 'Raining Blood' est passée ils l'ont joué! » Amé et moi hébétées, n'en croyons pas nos oreilles, on aurait louper cette seule et unique chanson qu'on connaît d'eux? Aaaarghhh! Non! Dégoutées, on suit sans trop d'enthousiasme la suite de la prestation en discutant, jusqu'à ce que nos oreilles tout de même à l'affût perçoivent le premier accord d'un morceau qui nous est plus que familier... Alors comme ça 'Raining Blood' a déjà été joué ?! Ha ! Dougy, gros nul même pas capable de distinguer deux morceaux! C'était le morceau final du concert et nous retrouvons sans mal nos compagnons, après quelques tractations le groupe ce scinde de nouveau, Malcolm et Tonio partent aux devant de Cannibal Corpse, Amé et Dougy vont les voire mais de loin et Flo et moi, trop morts ( eh, j'me suis tapé 7 heures de routes pour 1 heure de sommeil moi! ) cherchons le point de rendez-vous post concert fixé par notre guide Malcolm, devant le stand Hellfest, nous le repérons assez facilement mais nous approchons tout de même des autres stands, histoire de...en attendant Korn que nous ne voulons qu'entre apercevoir. Mais, très vite une annonce est faire sur la scène principale, Korn ne jouera pas, ils sont partis trois heures plus tôt avec leur ( gros ) cachet parce qu'il faisait trop moche...Concert de hués de la part des gens qui attendaient déjà le groupe. Salauds! Et nous, on est peut-être pas en galère? La pluie, le vent, la boue, rien ne manque, surtout pas nos estomacs affamés qui crient famine. Et là on tombe devant un stand de beignets, gaufres et autres sucreries, nos regards se croisent, pas besoin de le dire, j'achète deux beignets au chocolat bien dégoulinant de sucre et de gras, malgré le fait qu'ils soient froids, quel réconfort! Engloutis en très peu de temps, ces petites merveilles nous laissent tout de même un peu sur les dents, mais bon, faut pas abuser! On discute un peu de tout et de rien, la pluie s'est arrêtée et maintenant ce sont les jambes de Flo qui le font souffrir, on marche un peu et retour devant le stand de la tentation, et pour soigner les mots de jambe, quoi de mieux que les bonbons en gélatine, c'est bien connu! Après avoir avalé pour 5¤ de ces cochonneries perverses, nous sommes de nouveau devant le stand de ralliement. Flo marche, piétine, multiplie les flexions extensions pour apaiser ses petits petons ankylosés par une rude journée.
La pluie reprend on est de nouveau trempés jusqu'aux os. Nous n'avons qu'une hâte, que ce foutu concert se termine et qu'on rentre au camp bordel! Le concert se finit, et nous voyons rapidement Amé et Dougy se pointer, la salvation est proche! Enfin c'est ce que l'on a osé espérer! « Bah Korn n'a pas commencé? » la réponse tombe comme un couperet « Ils joueront pas, ils sont partis y'a trois heures avec leurs tunes, ils voulaient pas jouer sous la pluie.» Tout cela terminé par un joli « Tafiolles » provenant de la bouche de Dougy. On commence à avoir vraiment froid, et on attend avec impatience l'arrivée de Malcolm et Tonio, mais déjà une silhouette noire se met à crier un « aaaaaarrrrgggghhhh!!!!! » salvateur, c'est Malcolm qui nous rejoint enfin, mais très vite nous nous rendons compte que Tonio ne l'accompagne pas... « Il est pas avec toi Tonio? » « Bah non, je pensais qu'il serait là j'l'ai pas vu du concert. » Bon on attend Tonio, parfois j'ai envi de partir et de le laisser nous rejoindre au camp, mais les garçons repoussent l'idée, d'après eux, si on le laisse, il ferait trois fois le tour du fest avant d'essayer de rentrer, donc on attend, et on attend encore, jusqu'à ce qu'au moment ou j'allais me mettre à pleurer on ait enfin des nouvelles de lui, on le rejoint vers la sortie en évitant de se vautrer élégamment dans la boue. On part donc vers le camp, dans la nuit et sous la pluie, en chantant du Didier Super à tue-tête. La question se pose de savoir par quelle pente nous allions passer pour rejoindre le pont, après avoir sauter un fossé nous nous attaquons à une pente raide fort boueuse, que je finis de monter à quatre pattes. Arrivée en haut mon sac et mes mains sont pleines de terre, charmant!
On rejoint les tente et on se rend compte que beaucoup de gens se sont installés dans le même champ que nous. On retrouve Uto ( malade ) et Mush fatiguées , mais les retrouvailles sont joyeuses et bruyantes, on raconte rapidement ce qu'on a vu et fait, et nous décidons de boustifailler comme il se doit à 2h30 du matin, c'est-à-dire pour ma part sandwich mayo, Leerdammer et saucisse sèche. D'ailleurs, je suis assez longue à éplucher le saucisson et Dougy me l'a bien fait comprendre. Après quelques bières amplement méritées, et quelques discutions sur la journée ainsi qu'une invitation persistante de Malcolm à aller voire Grumlee le lendemain matin ( environ 12 fois au quart d'heure ), nous décidons d'aller nous coucher, problème, nos pantalons tout boueux que nous ne pouvons pas garder dans nos sacs de couchages. Je me décide donc à faire le tour des tentes pour récupérer les pantalons de chaque personne pour les mettre à sécher dans Poupette, en passant à côté de la tente dite « virile » je lance un « j'ai l'impression d'être votre mère » suivis du cinglant « Bah en même temps on t'as rien demandé » de Malcolm à travers la tente... Mais je n'ai pas dit le contraire! Ca ne me dérange pas du tout! Par contre mon pantalon à moi, bah il va falloir le faire sécher sous le auvent une fois installée dans mon duvet après maintes gesticulations pour accéder à ma couche puis pour m'installer à peut près confortablement je demande à Uto de mettre mon pantalon à sécher sur les sacs, et on se prépare à passer une agréable nuit sur un matelas de sol d'environ 1,5 cm d'épaisseur, tout comme Flo juste à côté de moi, alors que les filles sont bien installés sur un matelas gonflable qui prend les deux tiers de la tente. Mais espérer dormir avec une telle équipée est vraiment une aberration! Car d'un ½il objectif notre situation était fortement risible, et Cécile n'a pas pu s'en empêcher, il le fallait! Elle nous a donc déclaré « On ressemble à des courgettes comme ça... » et Flo qui renchérit avec la citation « Ne jamais sous estimer le pouvoir de la courge! » En plus nos esprits pointus ne peuvent se résoudre à se mettre au repos sans avoir répondu à l'énigme fondamentale de la vie humaine sur notre belle planète, est-ce que l'effet « genou » se vérifie à travers un duvet ? L'expérience débute donc, chaque sujet étant expérimenté par les autres, se contorsionnant par-dessus les corps saucissonnées dans les duvets pour atteindre l'autre extrémité de la tente. Le résultat est sans surprise, le duvet annihile toute sensation, on aura tout de même essayé! On part ensuite sur un trip bien gore, je deviens donc une putain diplômée, Cécile et Mush, mes filles suivant mes traces en plein CAP Putain donc, et Flo futur mac. La discussion s'étend et on commence à donner un rôle à chaque personne dans notre petite famille. Après bien sûr les propos dérivent et après que la moitié du camp pense que Flo se tape les trois filles de la tente, nous finissons par nous endormir du sommeil des valeureux pèlerins exténués par la route jusqu'à la Mecque.